Le CCS

Historique Du Club Central Des Supporters

Au commencement, il y avait …

Ils étaient 3000 le 28 octobre 1934 à se rendre à Sochaux en train pour un des tous premiers match du Racing dirigé par Charles Belling (40 ans de présidence) et Fritz Keller (capitaine de l’époque. Ils étaient entre 75 000 et 100 000 à se ruer sur les places de notre ville pour fêter et attendre les joueurs, les lendemains des victoires en Coupe de France en 1951 et 1966. Treize ans plus tard, le train qui ramenait les hommes de Gilbert Gress de leur dernier match victorieux a Lyon était bloqué à chaque gare à partir du sud de l’Alsace, car il ne pouvait avancer, tellement étaient nombreuses les personnes massées sur les rails.
22 ans plus tard, seulement 150 personnes fêtaient la victoire des Bleus en Coupe de France, place Kléber, le soir du match, tandis que seuls 3 000 courageux accueillirent les héros le lendemain à la Meinau. Les temps ont changé.

Retour en arrière

Chaque club, du plus petit au plus grand, à besoin de ses supporters et chacun en a selon son importance, et surtout selon sa réussite sportive. Dès qu’un club commence à prendre une certaine importance, et à grimper dans la hiérarchie sportive ce besoin de supporters devient de plus en plus pressant et plus spécialement encore dans un club à Section Professionnelle ou un club de supporter devient vraiment indispensable.
En effet, dans un club  » pro « , une équipe ne peut pas bien jouer sans un moral de fer et ce moral, elle ne peut l’avoir sans se sentir soutenu, et qui soutient ? Naturellement le supporter.
Il apparaît donc utile avant d’aller plus loin, de vous faire la distinction entre un supporter et un spectateur :
Le spectateur est le témoin occulaire d’un événement. Le supporter est lui la personne qui supporte et qui vient en aide. Le spectateur est la personne qui assiste à un spectacle ou à une manifestation sportive. Le supporter est le partisan d’une équipe en laquelle il manifeste à tout moment son appui. Le spectateur ne participera pas forcément, le supporter, lui, vit chaque action de son équipe. Le spectateur garde une liberté entière de critique envers la qualité du spectacle. Le supporter encourage toujours son équipe et surtout dans les moments de défaillance, ce qui ne l’empêche pas de la critiquer, mais de façon constructive. Oui, à tous les moments ! Car son enthousiasme ne doit pas être fonction des résultats. Le supporter doit encourager chaque phase de jeu dans les bons, comme dans les mauvais jours.

La guerre, les mauvais résultats

Après ce rappel des qualités que l’on peut espérer d’un supporter, revenons à notre Club des Supporters, et précisons que le racing a toujours eu le sien surtout depuis son adhésion au professionnalisme en 1934. Les anciens se souviennent peut être encore des joyeux déplacements d’avant guerre à Sochaux, Nancy, Metz, durant cette belle période de lutte pour le titre de champion contre Sochaux, au cours desquels le Racing Louis, roi de nos Supporters fut toujours l’indispensable meneur.
Après la guerre,lors de la reprise en 1945, les difficultés inhérentes à la reprise, les résultats immédiats n’y aidant guère, il faut le dire, le mouvement de nos supporters suivait inmanquablement celui de nos réussites sportives et la création d’un Club des Supporters souvent envisagée fut repoussée à plusieurs reprises, suivant ainsi le destin de notre équipe.
C’est ainsi qu’au cours de périodes difficiles où notre équipe aurait eu le plus besoin de supporters, que les gradins du stade de la Meinau furent le plus désertés, notre public, et la plupart de nos supporters, nous ayant abandonnés. A certains moments pénibles, les petites chorales des supporters des clubs visiteurs étouffèrent même les quelques rares sursauts favorables du  » dernier carré  » de nos supporters.
Quand tout va bien, il est certain que c’est beaucoup plus facile de rassembler les enthousiasmes nés dans les victoires.

Germain Muller en 1953

Ce fut alors lors de l’hiver 1953 que le Maire adjoint, le bouillant créateur du Barebli, Germain Muller , prit le taureau par les cornes en créant sous sa présidence un Club des Supporters établissant des statuts, pour passer, après avoir émancipé son enfant, le flambeau à Alfred Bach qui accepta de lui succéder.

Survinrent à nouveau des saisons difficiles, aux résultats en dent de scie, et nos descentes presque successives en seconde division en 1956/1957 et 1959/1960 plongeant notre Club des Supporters une nouvelle fois dans le néant.

Ce fut paradoxalement à un mauvais moment de notre existence en hiver 1969 que le Club des Supporters fit à nouveau surface. Bernard Filser alors Vice-Président, Edmond Stempfer, l’homme des finances du comité de gestion et quelques autres hommes animés de la foi la plus sincère décidèrent de prendre en main les destinées d’un nouveau Club des Supporters. C’est au cours d’une periode pleine de promesses que ce nouveau Club des Supporters, avec de nouveaux statuts, avait créé de nombreux points de ralliement fixés la plupart dans des restaurants de Strasbourg et du Bas Rhin. D’autres centres locaux d’adhésion furent même créés dans le Haut Rhin à Colmar, Thann, Guebwiller. Certaines initiatives prises dans ce domaine se révélèrent d’ailleurs comme particulièrement heureuses et efficaces.
L’indifférence dans laquelle fut plongée à nouveau notre Club dès 1972/73 de par nos mauvais résultats voulut que le Club des Supporters retomba en léthargie.
Ce fut grace à la brillante saison 1976/1977 et la remontée immédiate en première division que la flamme de notre Club des Supporters se raviva et connut son sommet bien évidemment au cours des saisons 1978 /79 et 1979/80, marquées par le titre de champion de France des hommes de Gilbert Gress.

Tel un phoenix

La lente descente aux enfers qui suivit cette période faste n’était pas sans conséquences sur notre association. Pour lui redonner un second souffle, de nouveaux statuts furent établis au milieu des années 80 ( en février 1983 ) et la dénomination  » Club Central des Supporters ‘Allez Racing’   » fut adoptée. A cette époque notre CCS avait à faire face à la naissance d’associations ou de groupes de supporters plus démonstratifs tels les  » Meinau Boys « . Mais malgré cela, grâce à la création de la section  » Ultra Boys « , et aux bons résultats du Racing, le début des années 90 fut assez prolifique pour nous, même si la dépendance envers les résultats du club était toujours aussi grande. Les sommets furent nos déplacements organisés au cours des différentes finales de Coupe (95,97,01), ou bien lors des différentes rencontres de Coupe d’Europe. L’organisation de l’assemblée générale de la fédération nationale des associations de supporters en 2000 fut une grande fierté. Actuellement, le CCS présidé par M. Blum compte chaque année entre 600 et 1000 membres et notre association essaie de connaître un souffle nouveau depuis la naissance du Kop Ciel et Blanc.

La saison 2003-2004 fut une petite baisse de régime pour l’association suite à la prise d’ indépendance de la section KOP CIEL ET BLANC.

La saison 2005-2006 est l’année du renouveau avec la création de la section  » la vague bleue du CCS « . Cette section à pour but d’aider les UB90 à faire du bruit à la Meinau. La Vague Bleue du CCS se situe en 1/4 de virage SUD-OUEST.

[…]

Fin décembre 2016, l’histoire continue avec près de 80 membres dans les rangs …

One thought on “Le CCS

  1. Pas de commentaire, tout va pour le mieux. Juste mon adresse pour d’éventuelles informations.
    Cordialement et succès pour la nouvelle saison.

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