Si N'Guemo file vers la Ligue des champions, Lacour et les Strasbourgeois plongent un peu plus vers la L 2. (Photo AFP)
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Le Racing s'incline à Nancy (3-0)Un pied dans la tombeL'équipe de Furlan a concédé sa neuvième défaite d'affilée, hier. Sans démériter, comme très souvent, mais sans jamais parvenir à contrarier un vent contraire, le Racing a confirmé un peu plus son statut de relégué en puissance. Les archivistes de la Ligue 1 soulageront au moins la peine alsacienne qui n'en finit pas de s'alourdir ces temps-ci. En concédant, hier, sa neuvième défaite d'affilée dans l'élite hexagonale, le Racing de Furlan explose un peu plus le record du club qui s'établissait jusqu'alors à six échecs de rang. Mais s'il devait rester sur les mêmes bases jusqu'au bout de sa saison à la conclusion catastrophique, il demeurerait à une longueur dans la série d'échecs du CA Pantin, douze défaites au compteur de rang, entre octobre 1933 et janvier 1934. On n'est pas sûr que cette page d'histoire redonne le sourire au Racing ce matin. Un présent d'une grisaille déprimanteCar le présent est donc d'une grisaille déprimante. La dernière chance de se maintenir, décrite par l'entraîneur strasbourgeois cette semaine, a viré au cauchemar. Et Jean-Marc Furlan a bien dû se résoudre à constater les dégâts. « On n'a pas fait les comptes, mais de toute évidence, on ne mérite pas la Ligue 1 sur les trois derniers mois, a commenté l'entraîneur strasbourgeois après le deuxième 3-0 d'affilée encaissé en déplacement. On a reconstruit et ça se joue à deux mois près. On avait investi beaucoup sur ce match. » En guise de récompense, l'entraîneur et ses joueurs en ont été quitte pour une nouvelle valise et l'assurance d'évoluer à l'échelon inférieur la saison prochaine. Plombée par sa récurrente inefficacité offensive - un but sur les huit derniers matches de Ligue 1 -, l'équipe strasbourgeoise a tenté de demeurer fidèle aux principes en vigueur depuis l'été 2007. Elle a plutôt tricoté une demi-heure correcte, la première, mais pour mieux plonger au premier grain. Une volée de Bérenguer, un rush de Fortuné et les espoirs d'une qualification à la Ligue des champions la saison prochaine ont retenti dans un stade Marcel-Picot, qui a fait guichets fermés pour la sixième fois de la saison. Même pas enterréLa bande à Correa a passé une paisible seconde période, a tranquillement géré son avance, tandis que le Racing n'a eu d'autre alternative que de donner en spectacle son impuissance. Il a souffert devant le piquant du chardon lorrain, trop heureux de se consacrer à sa plus belle soirée depuis la venue d'Auxerre au mois d'août dernier (4-1). Quelques éléments - Paisley en première ligne - ont franchement déçu par leur implication apparue toute relative. « Certains ont montré leurs limites, certains ont plus pensé à leur avenir personnel qu'à celui de l'équipe, a fulminé le président Philippe Ginestet, regrettant l'immense gâchis d'une saison achevée en eau de boudin. Maintenant, il s'agit de redorer l'honneur du Racing face à Caen. » Le pire, c'est qu'après une soirée où il a plongé à la première contrariété, après deux mois sans le moindre point, le Racing n'est toujours pas enterré ce matin. Si quelques poignées de terre ont déjà été jetées sur son cercueil, Toulouse et Paris n'ont pu se départager, Lens n'a pas fait mieux que nul en accueillant Monaco. Il compte quatre points de retard sur le trio de 16es ex-aequo. Mais, franchement, au train où vont les choses, ce compte d'apothicaire s'apparente à une vaine chimère. François Namur
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