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Fanchone et les Strasbourgeois sont en Ligue 2 (Panoramic)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lemoine et Pagis auront été les bourreaux des Strasbourgeois (Panoramic)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Racing dans la charrette

 

Strasbourg reprend l'ascenseur

 

Une nouvelle fois humilié à domicile par une très bonne équipe caennaise (1-4), Strasbourg retrouvera la Ligue 2 l'an prochain. Un échec total, après 10 défaites d'affilée.

par Gildas Devos, le 10-05-2008

Compte-rendu du match
A l'occasion de cette 37e journée, Strasbourg, 19e, jouait sa dernière carte face à un Stade Malherbe de Caen qui était bien calé en milieu de tableau. Il fallait absolument les 3 points au Racing pour tenter de combler les 4 longueurs qu'il comptait de retard sur Lens, le premier non relégable. En revanche, en cas de 10e défaite d'affilée, Strasbourg battrait un record depuis l'après guerre, et dirait surtout au revoir à la Ligue 1, une fois de plus.

Une avalanche de buts
Devant un public particulièrement hostile pour ses «protégés», Strasbourg prenait un départ timide, face à des Caennais très à l'aise techniquement. Malherbe laissait certes des espaces à Alvaro, très remuant en contre, mais c'était bel et bien Caen qui ouvrait logiquement le score, et de quelle manière ! Eluchans centrait vers Toudic, qui remerciait son entraîneur pour sa confiance d'un retourné exceptionnel (0-1, 6e). A peine le temps de se remettre de ce chef-d'œuvre que Caen remettait ça. Cassard boxait un coup-franc rentrant de Proment sur… Dos Santos, qui marquait contre son camp (0-2, 12e). Malgré ces buts venus d'ailleurs, le Racing ne se décourageait pas et se créait plusieurs occasions très chaudes, notamment par Mouloungui (15e) avant d'être logiquement récompensé par un but de la tête limpide de Gameiro (1-2, 23e). Par la suite, Strasbourg poussait franchement mais Fanchone ne cadrait pas (25e), Mouloungui menaçait Costil (27e) puis Gameiro, encore lui, voyait son essai frôler la barre (30e). Il ne fallait pas autant d'occasions pour Caen, qui le prouvait dans la minute suivante par Gouffran, servi par Hengbart (1-3, 31e). Le coup était rude pour le Racing, qui n'existait plus que sur une barre suite à un cafouillage (35e) et sur plusieurs corners moyennement négociés. A la pause, Strasbourg était virtuellement relégué.

Strasbourg jusqu'à la lie
Les Strasbourgeois reprenaient ce match de façon très offensive, et pressaient des Caennais qui éprouvaient des difficultés à sortir de leur camp, malgré l'entrée en jeu de Jemaa. Tandis que Philippe Ginestet se faisait apostropher dans les tribunes par des supporters plus que déçus, Costil prouvait qu'il était mieux qu'un gardien réserviste sur une mine de Gameiro (52e). Les occasions s'accumulaient sur les buts normands, à l'image de cette volée non cadrée d'Alvaro (56e). Dans la foulée, Mouloungui se montrait maladroit (60e), tout comme Fanchone (61e) et Gameiro (64e, 65e), quand Toudic faisait frissonner la Meinau sur une des rares sorties caennaises (64e). Les corners se succédaient les uns aux autres mais c'était Proment qui faisait briller Cassard sur coup-franc (69e) avant qu'Alvaro ne manque une nouvelle fois le cadre (75e). La fin de saison strasbourgeoise était symbolisée par cette mi-temps conclue par un but assassin de Toudic, auteur du doublé (1-4, 84e). Avec cette 10e défaite d'affilée pour Strasbourg, record de l'après-guerre, le Racing est assuré de redécouvrir les joies de la Ligue 2, un an après sa remontée. Tout est à refaire dans un club qui n'en finit plus d'emprunter l'ascenseur.

Le jeu et les joueurs
Si le jeu a été essentiellement en sa faveur, avec une litanie d'occasions ratées, notamment en 2e mi-temps, Strasbourg aura été beaucoup trop déficient dans les deux surfaces pour espérer mieux. Le pauvre Cassard , abandonné par sa défense centrale, n'aura quasiment eu aucun arrêt à faire mais a encaissé 4 buts imparables, même s'il fut maladroit sur le 2e. Si Dos Santos a beaucoup apporté offensivement, il a laissé beaucoup d'espaces derrière lui. Devant, Gameiro s'est démultiplié, sans résultats malgré son joli but, tandis que Mouloungui n'a pas cessé de tricoter dans le vide. Le Racing attend désormais les vacances avec impatience…
Côté Normands, on a mené sa barque de la manière la plus réaliste qui soit, malgré une belle maîtrise au milieu, notamment de Proment. Costil a prouvé qu'il était une excellente solution de rechange dans les buts, tandis que Hengbart ne cessait de tourmenter le couloir droit strasbourgeois. En attaque, Toudic a signé son 1er doublé en Ligue 1, bien épaulé qu'il fut par Gouffran notamment. Caen semble bien épaulé pour la prochaine saison en Ligue 1.

 

Nancy – Strasbourg 3-0


Nancy a sans doute validé le billet de son voisin pour la Ligue 2. Strasbourg enchaînent une neuvième défaite de rang. Si espoir il reste au Racing, il est seulement mathématique. Toujours aussi famélique dans leur production offensive, les Strasbourgeois n'ont pas posé de problème à des Nancéens qui – petit événement – inscrivent trois buts sur des phases de jeu. L'ASNL a presque assurés sa qualification pour l'UEFA, en espérant mieux.

(Bérenguer, Fortuné, Zerka)

Rennes puissance 3

A l'issue d'un match très complet, Rennes s'est imposé face à Strasbourg (3-0), qui se rapproche un peu plus de la Ligue 2.

Compte rendu du match
Après 7 défaites consécutives et une inquiétante 19e place, Strasbourg n'avait plus vraiment le choix : il fallait gagner à Rennes. Mais les Bretons jouent beaucoup mieux depuis l'arrivée de Guy Lacombe et visent désormais la 5e place.

Pagis enfonce le RCS
Les Strasbourgeois entamaient pourtant le mieux la rencontre, mais très vite, le Stade Rennais retrouvait des couleurs et Pagis faisait passer un premier frisson au banc alsacien (9e). Après plusieurs minutes de domination stérile, Fanchone allumait la mèche de volée, et ça passait juste au-dessus (21e). L'étau se resserrait de plus en plus sur les buts de Cassard, et après un coup-franc puissant de Marveaux capté par le gardien bleu ciel et blanc (30e), Pagis ouvrait le score en deux temps sur une remise de Danzé (1-0, 33e). Les Rennais enfonçaient le clou dans la foulée, grâce à un missile de Lemoine à 22 mètres qui transperçait Cassard (2-0, 35e). Sonnés, assommés par ces deux buts coup sur coup, les Strasbourgeois chancelaient et laissaient l'euphorie bretonne s'installer. Après une récupération à 40 mètres, Pagis tentait sa chance d'une reprise de volée à 20 mètres. Le geste magique de l'ancien Marseillais laissait Cassard sur ses appuis à regarder le ballon franchir sa ligne de but pour la troisième fois de la soirée (3-0, 45e+1).

Rennes pas loin du massacre
Avec ce score, le Stade Rennais pouvait envisager la deuxième période avec sérénité. De leur côté, les Strasbourgeois tentaient le tout pour le tout, avec une frappe dans l'axe de Mulenga (49e). Le Zambien était ensuite malheureux puisqu'il trouvait la transversale de Pouplin (58e). Les Bretons continuaient de gérer tranquillement leur avantage, face à des Strasbourgeois de plus en plus résignés au fil des minutes. Il y avait bien une nouvelle tête de Mulenga qui passait au-dessus (69e), mais l'envie n'y était plus, et les dernières occasions étaient pour Rennes. Après un énorme travail de Briand, Cheyrou voyait son tir sauvé sur sa ligne par un défenseur (77e). Marveaux voyait ensuite son but refusé pour un hors-jeu imaginaire de Wiltord, passeur décisif sur cette action (88e). L'ancien Lyonnais trouvait enfin le poteau après avoir dribblé Cassard (92e). On en restait finalement à ce 3-0 qui satisfait largement Rennes et accable Strasbourg.

Le jeu et les joueurs
Blessé juste avant le match, Luzi a cédé sa place à Pouplin , qui a fait une bonne prestation pour son retour dans la cage rennaise. Comme souvent ces derniers temps, le club de Guy Lacombe a été porté par ses deux attaquants, Briand et Pagis , tous deux auteurs d'une très bonne prestation. Sur les côtés, Marveaux et Leroy ont également apporté un plus en attaque, alors que Lemoine a marqué son premier but en Ligue 1.

Du côté strasbourgeois, la légère blessure de Renteria a poussé Jean-Marc Furlan à titulariser Mulenga en attaque avec Fanchone . Le Zambien a réalisé un bon match, mais a manqué de réussite devant. Les entrées en jeu en deuxième période de Gameiro ou Renteria n'ont rien apporté, le collectif étant encore très déficient. En défense, Dos Santos a beaucoup souffert face à Briand notamment, tout comme Paisley .

Rédaction Sport24, le 26-04-2008

 

Rennes 3 Racing 0

Stade de la Route-de-Lorient. - Mi-temps : 3-0. 24 318 spectateurs. Arbitre : M. Thual. Temps doux et sec. Pelouse en très mauvais état. Buts : Pagis (33', 45'), Lemoine (35').  Avertissements : Hansson (41', contestation) à Rennes ; RENNES : Pouplin - Danzé, Hansson, Mensah (cap.), Dj. Traoré - Leroy (Wiltord, 64'), Lemoine, Mbia, Marveaux - Pagis (Br. Cheyrou, 7e'), Briand (Didot, 77'). Entraîneur : Guy Lacombe. RACING : Cassard - Szelesi, Bellaïd, Paisley, Dos Santos - Bah, Rodrigo (cap.), Johansen (Gameiro, 54'), Lacour - Mulenga (Renteria, 78'), Fanchone (Alvaro Santos, 64e'). Entraîneur : Jean-Marc Furlan. 1ere' : Fanchone élimine Hansson, repique au centre et place un centre-tir que capte Pouplin. 2e' : Paisley perd la balle aux 20m. Leroy décale Briand qui adresse un centre convoité par Pagis. Bellaïd dévie la balle du bout du pied. 6e' intervention de Cassard dans les pieds de Briand. 9e' : Pagis manque sa reprise sur un centre de Danzé. 21e' : Fanchone dévisse sa reprise, aux 16m, sur un décalage de Mulenga. 30e' : coup-franc de Marveaux, plein axe aux 30m. Cassard s'oppose sans souci. 33e' : au sortir d'un « une-deux », Danzé se joue de Dos Santos côté droit et trouve Pagis dans la surface. La reprise du droit de l'ex-Strasbourgeois est contrée par Bah mais lui revient dans les pieds. Sa seconde tentative, du gauche, trouve le fond des filets. 1-0 35e' : sur un corner, Marveaux la joue en deux temps avec Leroy qui décale Lemoine. D'une frappe du droit, aux 20m, le jeune milieu trouve la lucarne de Cassard. 2-0 45e' : exploit individuel de Pagis, qui hérite d'une balle mal négociée par Rodrigo sur une relance de Cassard. L'attaquant inscrit son 9e de la saison d'une frappe en demi-volée du pied droit, à la limite de la surface. Le gardien alsacien, avancé, est battu. 3-0 48e' : Pagis lance Marveaux qui frappe dans un angle fermé. Cassard dévie la balle du genou en corner. 58e' : Pouplin dévie sur sa transversale une tête de Mulenga, sur un corner de Szelesi. 76e' : Briand « enfume » Paisley et trouve Br. Cheyrou en retrait. La frappe de celui qui vient d'entrer en jeu est déviée par Szelesi. 90e'+2 : Wiltord trouve le poteau au bout de sa percée. Cheyrou manque le cadre sur la reprise.

Séb.K. Édition du Sam 26 avril 2008

Opération commando au Racing

 

A la vie à la mort. Voilà l'état d'esprit dont les Ciel et Blanc vont devoir faire preuve au cours de leurs quatre derniers matchs de la saison. Le cauchemar des sept défaites d'affilée enregistrées depuis début mars ne peut plus durer. Si le Racing (19e) compte sauver sa peau en élite, il doit commencer par s'imposer à Rennes (7e), qui lutte pour une place d'honneur, demain soir (20 h) lors de la 35e journée. « Psychologiquement, les joueurs se sentent humiliés par cette série de revers, confie Jean-Marc Furlan. Toute la semaine, je leur ai répété : "Soyez orgueilleux ! Soyez fiers !" Aujourd'hui, on est obsédé par l'idée de ne plus prendre de coup de barre. On a une seule chose à faire : aller au combat et gagner à Rennes. »

C'est donc un commando que va former le manager général strasbourgeois. Un commando dont la tâche sera de faire mentir les observateurs du foot français, qui envoient tous le RCS en Ligue 2. Une issue que refuse Jean-Marc Furlan. « Pour moi, notre avenir est en Ligue 1. On va peut-être nous traiter de fous, car tout le monde pense que Strasbourg est mort. Mais nous, dirigeants, staff et joueurs, on sait qu'on peut faire deux victoires et un nul d'ici à la fin. Après, on verra où sont les autres. » Les concurrents directs, c'est le PSG (18e) qui reçoit Auxerre (15e), Lens (17e) qui va au Mans (8e), et Toulouse (16e) qui se déplace à Lille (6e). De leurs contre-performances dépendra aussi le sort des coéquipiers du capitaine Rodrigo.


Jérôme Sillon - ©2008 20 minutes

 

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Strasbourg - OM