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"On parle Tous Football"
Dans le cadre de l'opération "Génération Supporters" sous l'égide de la FAS en partenariat avec la Fondation du Sport et parrainé par la société Coca-Cola, le CCS ALLEZ-RACING a été choisi pour déléguer un de ses fidèles membres (MANTE Godfred) pour procéder à l'échange protocolaire du maillot de l'équipe de France avec un supporter de l'équipe d' Angleterre, mercredi 26/03/08 à 20h45 dans le rond central du terrain, entouré de 11 Benjamins Français et 11 Benjamins Anglais avec le Slogan "On parle tous Football".
Cette opération de sensibilisation pour un football convivial et respectueux de l'adversaire est mené dans le but d'inciter les supporters à vivre en bonne harmonie quelles que soit leur différences d'opinion, de couleur de peau ou de nationalité.
Jean-Marie BLUM , Président du CCS "Allez Racing" |
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jeudi 15 mai 2008
Furlan reste aux commandes
Un léger doute persistait. Aujourd'hui, il est levé. Malgré la relégation en Ligue 2, Jean-Marc Furlan a été confirmé dans ses fonctions de manager général du Racing après une longue entrevue avec son président hier matin. « Jean-Marc m'a assuré qu'il avait l'envie nécessaire pour retrouver l'élite la saison prochaine, confie Philippe Ginestet. J'avais besoin de voir dans quel état d'esprit il était après la descente et notre série de défaites. J'ai été rassuré. Ce qui est important à signaler, c'est que le Racing a besoin de stabilité. Pour une fois dans l'histoire du club, on a donc décidé de poursuivre dans la continuité. »
L'ancien entraîneur de Troyes honorera donc la deuxième de ses trois années de contrat en Alsace en Ligue 2. « Je vis cette descente comme une honte, une humiliation, souligne Furlan. Mais je suis fait pour ce métier, pour mener d'autres batailles. J'ai ça en moi. On continue ensemble. » Le staff, lui, va subir quelques modifications pour des raisons économiques, le budget baissant de 32 à 18 millions d'euros. Si le statisticien Emmanuel Pascal, un temps sur la sellette, sera conservé, la préparatrice mentale et compagne de Furlan ne devrait plus intervenir la saison prochaine. Et l'effectif actuel de 31 pros dans tout ça ? « On est tombé d'accord sur l'ossature et les joueurs qu'on souhaite conserver », explique Ginestet. « Le truc intéressant, c'est de construire autour du grand potentiel de sept à huit jeunes. Ça me motive », précise Furlan.
Jérôme Sillon - ©2008 20 minutes
Mercredi 14 mai 2008
Ça clashe entre Furlan et Johansen
Un nouvel épisode des relations tendues entre Jean-Marc Furlan et Pascal Johansen a eu lieu hier matin à la Meinau. Le manager général de Strasbourg n'a pas souhaité que le milieu offensif prenne part à l'entraînement. Une décision qui fait suite au comportement non professionnel du Colmarien ces dernières semaines. Il y a dix jours, Johansen avait demandé à sortir à la mi-temps du match à Nancy. Et vendredi dernier, apprenant qu'il ne serait que remplaçant le lendemain contre Caen, il s'était lui-même exclu du groupe. Sa mise à l'écart d'hier devrait marquer un point final à son parcours au Racing : son contrat, qui prend fin en juin, ne devrait pas être renouvelé.
J. S. - ©2008 20 minutes
Furlan reste aux commandes
Un léger doute persistait, il est maintenant levé. Jean-Marc Furlan a été conforté dans ses fonctions de manager général du Racing après une longue entrevue avec son président mercredi matin.
«Jean-Marc m'a assuré qu'il avait l'envie nécessaire pour retrouver l'élite la saison prochaine, confie Philippe Ginestet. J'avais besoin de voir dans quel état d'esprit il était après la relégation et notre série de défaites. J'ai été rassuré. Ce qui est important à signaler, c'est que le Racing a besoin de stabilité. Pour une fois dans l'histoire du club, on a donc décidé de poursuivre dans la continuité.»
«Je vis cette descente comme une honte»
L'ancien entraîneur de Troyes honorera donc la deuxième de ses trois années de contrat en Alsace en Ligue 2. « Je vis cette descente comme une honte, une humiliation, souligne Furlan. Mais je suis fait pour ce métier, pour mener d'autres batailles. J'ai ça en moi. Donc on continue ensemble.»

François Nascimbeni AFP/Archives ¦ Jean-Marc Furlan (G) le 14 mai 2005 à Troyes
Jérôme Sillon
Mardi 13 mai 2008 Furlan parti pour rester
Jean-Marc Furlan devrait rester l'entraîneur du Racing la saison prochaine. Et ce malgré deux énormes tâches sur son CV, où figurent désormais deux relégations en Ligue 2 en deux ans (avec Troyes et Strasbourg) et certaines interrogations sur son management cette saison. « On est engagé ensemble dans un projet de stabilité, souligne le président Philippe Ginestet, qui doit rencontrer son manager général dans la semaine pour tirer le bilan de la saison. Je ne juge pas son travail seulement sur le dernier tiers de championnat catastrophique, car les deux premiers ont été excellents. Après, il faut se mettre autour d'une table et voir si on tombe d'accord sur tout. »
Sur son salaire et l'effectif qu'il aura à disposition notamment. Mais Furlan, qui s'avoue traumatisé par cette descente, a t-il envie de continuer l'aventure ? « J'ai deux ans de contrat et je ne regrette pas d'être venu », répond le Girondin de naissance. Une façon de dire qu'il ne démissionnera pas. Or le club n'a pas les moyens de le limoger, car ses deux années de contrat restantes valent environ 1 million d'euros.
J. S. - ©2008 20 minutes
Un effectif à recomposer
Qui dit relégation, dit baisse de budget. Celui de Strasbourg devrait ainsi passer de 32 à 18 millions d'euros. Un déficit d'environ 6 millions va sanctionner l'exercice 2007-2008 : le RC Strasbourg avait tablé sur une 11e place dans son budget prévisionnel mais va finir 19e, ce qui réduit fortement le montant des droits télés versés. Pour combler ce trou, le club alsacien va devoir vendre certains de ses meilleurs joueurs sous contrat (Habib Bellaïd, Kevin Gameiro, Eric Mouloungui, Grégory Paisley). Il ne conservera pas non plus les éléments prêtés (Wason Renteria, Rodrigo, Alvaro Santos) ou en fin de contrat (Pascal Johansen, Manuel Dos Santos), et devra gérer les velléités de départ déjà formulés par d'autres (Zoltan Szelesi, Yacine Abdessadki, Nicolas Puydebois).
« Dans le cas d'une descente, il y a toujours une difficulté à conserver certains joueurs clés, mais il n'y aura pas de vente massive, annonce le président Philippe Ginestet. Il faudra bâtir avec les jeunes (Quentin Othon, Mamadou Bah, Morgan Schneiderlin). Ils ont les moyens de prendre le pouvoir. Et on veut les encadrer par des grognards, des joueurs expérimentés, charismatiques et avec du caractère. » Le profil correspond en tout point à celui d'Olivier Echouafni. Il se murmure que le milieu de terrain défensif de 35 ans - déjà passé par Strasbourg avec bonheur entre 1998 et 2000 - pourrait revenir jouer en Alsace si son contrat, qui prend fin en juin, n'est pas prolongé à Nice.
J. S. - ©2008 20 minutes
Autopsie d'une descente en Ligue 2
Il leur restait une infime chance de maintien en cas de victoire, samedi lors de la 37e et avant-dernière journée de L1. Las, les joueurs du Racing l'ont bradée. Démobilisés, déjà en vacances pour certains, ils ont été humiliés par Caen (1-4). Une énième gifle qui les renvoie au purgatoire de la L2 pour la troisième fois en huit ans. « Ce que je craignais l'été dernier s'est avéré exact, rappelle le manager général Jean-Marc Furlan. Beaucoup de nos joueurs ont la capacité d'effectuer des matchs en Ligue 1, mais pas un championnat entier, car c'est un marathon. Nos carences sont flagrantes sur les plans offensif et défensif. On manque aussi de caractère. Ce que vous prenez pour une démission des joueurs, c'est surtout un manque de qualité, de compétence. Ils se sont rendu compte que la tâche était trop ardue. »
Une attaque trop souvent stérile, une défense devenue passoire, des joueurs trop gentils et pas assez gagneurs. Voilà quelques raisons au dernier tiers de championnat cauchemardesque des Ciel et Blanc. Il y en a d'autres. « C'est un mélange explosif qui nous a conduits là, précise le président Philippe Ginestet. Il y a eu l'absence préjudiciable de Renaud Cohade, de la maladresse, de la malchance, des décisions arbitrales contestables, mais surtout un relâchement inadmissible et un manque de combativité des joueurs. Tu ne peux pas baisser pavillon à chaque but encaissé comme ça été le cas. Il faudra retrouver l'état d'esprit de la saison passée si on veut regagner notre place en Ligue 1. »
Jérôme Sillon - ©2008 20 minutes
Lundi 05 mai 2008
Le Racing aux portes de la Ligue 2 C'était le match de la dernière chance et les Ciel et Blanc ne l'ont pas saisie. Toulouse, Lens et le PSG n'ayant pris qu'un point, Strasbourg pouvait revenir sur leurs talons en cas de succès à Nancy. Mais la marche était bien trop haute pour une équipe alsacienne pas au niveau, qui rentre de Lorraine giflée (3-0), comme elle était revenue de Rennes (3-0) sept jours plus tôt.
Le pire, c'est qu'après 36 journées en Ligue 1, le Racing n'est toujours pas condamné. Classé 19e et avant-dernier, il conserve un infime espoir de se maintenir, puisque ses trois adversaires directs émargent quatre points au-dessus à deux matchs du verdict. « Tant que mathématiquement c'est jouable, un entraîneur n'a pas le droit de ne pas y croire », tente de convaincre Jean-Marc Furlan. Le manager général reconnaît néanmoins que « sur les trois derniers mois, nous ne méritons pas la Ligue 1. En interne, je répète depuis septembre qu'on n'a pas la densité physique ni l'efficacité pour tenir un marathon aussi long. Un championnat, ça se joue sur les huit dernières journées. Jusqu'en février, on a tenu, mais ça n'a pas suffi. » Quel gâchis quand on se rappelle que Strasbourg comptait 32 points après 24 journées. Depuis, il n'a gagné qu'un match et reste même sur neuf défaites d'affilée, égalant le record d'après-guerre pour un club de l'élite. « Il est inadmissible de s'effondrer comme ça, peste le président Philippe Ginestet. Certains joueurs ont montré leurs limites et ont plus pensé à leur avenir personnel qu'à celui de l'équipe. »
Jérôme Sillon - ©2008 20 minutes
Dimanche 04 mai 2008 «On ne mérite pas la L1» Dévasté par la 9e défaite consécutive de Strasbourg, à Nancy (3-0), Jean-Marc Furlan ne semblait plus beaucoup croire au maintien, dressant un tableau sans concession sur les derniers mois.
Dimanche 27 avril 2008
Pas même une lueur Les Strasbourgeois ont craqué en deux temps trois mouvements, offrant un visage pathétique au public breton. Quand même la lueur de la révolte abandonne les yeux bleus...
CASSARD () : abandonné par les siens sur deux des trois buts bretons. Pas irréprochable, en revanche, sur la seconde réalisation de Pagis. Un chef-d'oeuvre, il est vrai. A par la suite sauvé son équipe d'une dérouillée mémorable. SZELESI () : dans la tourmente, le Hongrois a su garder la tête haute. Sa combativité n'a hélas pas été communicative. BELLAÏD () : laissé sur le banc à Valenciennes, suspendu contre Lyon, l'international espoirs signe un retour convaincant en charnière centrale. Évite le pire à plusieurs reprises. Le meilleur Strasbourgeois hier soir. PAISLEY () : pierre angulaire de la défense alsacienne, le défenseur central a vécu un véritable cauchemar. Son pire match de la saison, les Rennais se jouant de lui comme d'un piquet. DOS SANTOS () : Briand, Leroy et même Danzé l'ont fait tourner en bourrique. Impliqué sur le premier but, en difficulté sur chaque accélération, il a vécu une soirée délicate. Dieu, qu'elle est longue, cette fin de saison. BAH () : pour sa deuxième titularisation - après Valenciennes - en Ligue 1, le jeune Guinéen a plutôt été en vue dans la première demi-heure, quand le Racing paraissait encore dans le coup. En L 2, où il pourra s'épanouir, son impact physique sera précieux. Vivement la prochaine saison. RODRIGO () : le capitaine alsacien termine sa saison loin de son - impressionnant - niveau du début de saison. Sans Cohade, le Brésilien se sent peut-être orphelin. Il paraît surtout « cuit », à l'image de cette balle directement renvoyée dans les pieds rennais sur le 2e but de Pagis avant la pause. A en outre pris un bon coup de coude dans le nez. Sale soirée. JOHANSEN () : ses dernières prestations avaient laissé espérer une fin de saison flamboyante. Mais le Colmarien n'a nullement pesé sur les débats. Trop vite résigné, il a été remplacé par GAMEIRO (54e') qui n'a pas eu l'occasion de s'illustrer. LACOUR () : placé sur le côté gauche du milieu, le petit gabarit a souffert de la comparaison face à Leroy ou Mbia. L'un des seuls à rester lucide dans la débâcle. MULENGA () : Renteria - se plaignant d'une douleur aux fessiers - resté sur le banc, c'est le Zambien qui a sauté dans la brèche. A eu le mérite de bouger, de tenter, de s'ébrouer, comme sur cette tête que Pouplin a dévié sur sa transversale (58e'). Difficile de demander plus à un garçon pas toujours titulaire en L 2 l'an dernier. Remplacé par RENTERIA (78e') FANCHONE () : égal à lui-même, c'est-à-dire brillant par intermittence mais surtout terriblement inconstant. Un comportement agaçant, à la longue. Remplacé par ALVARO SANTOS (64e'), venu faire la paire avec Gameiro en fin de rencontre.
Séb.K.
Le Racing condamné à l'exploit
Il reste cinq journées de L1 et rien n'est joué pour le maintien entre Strasbourg (19e), le PSG (18e), Lens (17e) et Toulouse (16e). Mais dans cette course de longue haleine, le Racing voit se dresser un ogre sur sa route. Demain soir (20 h), dans une Meinau à guichets fermés, c'est un OL en pleine lutte avec Bordeaux pour un 7e titre consécutif qui se présentera. Pas de quoi inciter à l'optimisme au regard des six revers d'affilée et des 7 heures et 36 minutes de jeu sans but pour les Ciel et Blanc. « Toute la France du foot nous voit déjà en L2, constate le manager général Jean-Marc Furlan. Nous, notre première obsession est d'arrêter cette insupportable série de défaites. Après, que ce soit Lyon ou une autre équipe, ça ne change rien. C'est en oubliant l'enjeu et le nom de l'adversaire que se réalisent les plus belles performances. Il faudra s'approcher du zéro faute en défense, faire preuve d'expertise en attaque et ne pas se dire qu'en face, il y a Benzema, Cris et Coupet. »
Un exploit permettrait aux coéquipiers de Guillaume Lacour de se relancer et de mettre la pression sur ses adversaires directs. « Face à la meilleure équipe de France, on ne cracherait pas non plus sur un match nul, précise le milieu défensif strasbourgeois. Tout le monde au club a envie de s'en sortir et de réaliser un truc contre Lyon. » Les Alsaciens savent que c'est possible. Toulouse, Lorient, Caen, Lens, Le Mans et Marseille, tous vainqueurs chez eux de l'OL, ont montré la voie à suivre.
Jérôme Sillon - ©2008 20 minutes
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Philippe Ginestet (à droite, en compagnie de Marc Keller, le directeur sportif de Monaco) : « Il n'y a pas de raison de baisser la tête. » (Photo DNA - Laurent Réa)
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Ginestet veut y croire
Philippe Ginestet se refuse à céder au désespoir après la cinquième défaite d'affilée des Strasbourgeois. Il maintient sa confiance à son entraîneur et veut croire en un possible maintien.
- Le Racing se retrouve avant-dernier ce soir, à six matches de la fin. La défaite face à Monaco fait-elle très mal ? - Je ressens une forme d'injustice. J'ai vu une équipe qui voulait le résultat. Et au moment où elle dominait le plus, ça se joue sur un coup de dé. Et cela a été très difficile derrière. Quatre défaites d'affilée, à domicile, c'est très dur à accepter. Mais je vois aussi qu'il y a quatre équipes à 35 points. Et il y en aura deux qui se maintiendront. - Mais quels sont les motifs d'espoir alors que tout semble défavorable à votre équipe à cet instant décisif de la saison ? - Il n'y a pas de raison de baisser la tête au vu du contenu du match, qui était bon, comme de celui que nous avions livré à Paris. Moins de gens croient en nous ce soir (ndlr : hier soir), mais les joueurs montrent qu'ils ont un état d'esprit irréprochable. On ne lâchera pas. On a déjà gagné des matches à l'extérieur. Il faudra le refaire pour s'en sortir. Il n'y a pas de raison que le vent ne tourne pas en notre faveur. La volonté est là. - Il n'empêche que de criantes lacunes apparaissent avec notamment une incapacité chronique à marquer... - Le vrai problème est effectivement dans l'efficacité offensive. Des joueurs tournent moins bien en ce moment, comme Éric Mouloungui. Il y a des problèmes dans la finition. Mais les joueurs ont montré cette saison qu'ils étaient capables de marquer. Des garçons, qui ont été en pleine réussite, ne le sont plus aujourd'hui. Aux joueurs de faire le nécessaire pour montrer à nouveau ce dont ils sont capables.
« Furlan est l'homme de la situation »
- Quelle est votre réaction quand vous entendez une bonne partie du stade scander « Furlan démission » ? - Je suis peiné pour l'entraîneur dont je ne doute pas de l'implication. C'est injuste. Jean-Marc Furlan est l'homme de la situation. La tâche est très compliquée, mais l'entraîneur n'est pas responsable. - Il n'empêche que la saison actuelle ressemble bigrement à celle de 2005-2006. N'avez-vous pas le sentiment de revivre des mauvais souvenirs ? - Quand j'ai vu le but de Monaco, c'est vrai que j'y ai pensé. Sur un contre, un tir dévié, on perd la rencontre. La confiance change de camp. On peut faire le parallèle avec cette saison qui s'était très mal finie puisqu'on était descendu en L 2. Mais on a l'habitude de dire que les saisons se suivent et ne ressemblent pas. En fait, ce que je reproche surtout à mon équipe, c'est de ne pas avoir la capacité à revenir au score. Prendre un but, ce n'est pas la fin du monde, même à vingt minutes de la fin. Ce soir, je ne peux pas être rassuré, mais il y a des motifs à espérer.
Recueilli par François Namur Édition du Dim 6 avril 2008
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Le réalisme était monégasque
Volontaires, mais en total manque d'inspiration devant les buts, les Strasbourgeois ont subi une véritable leçon de réalisme de la part de Monégasques qui n'ont eu besoin que d'une occasion pour faire la différence.
CASSARD (). Le portier a dû s'employer des deux poings dès la 3e, sur un tir puissant d'Almiron. Mais n'a rien pu faire sur le tir de Nêné, détourné par Ducrcoq dans ses cages, pas plus que sur celui de Fabio Santos (83e). Décisif à la 76e, quand il sort dans les pieds de Gakpé. DUCROCQ (). Une nouvelle fois préféré à Szelesi, le défenseur a justifié le choix de son entraîneur, en étant impeccable en défense, dans les airs comme dans le jeu au sol. Mais il s'est montré malheureux à la 67e, quand il détourne un tir de Nêné dans ses propres filets. BELLAID (). Souvent battu de la tête et parfois pris de vitesse, le jeune défenseur a du mal à être aussi sûr qu'il l'a été en début de saison et a pâti de l'absence du « nettoyeur » Rodrigo. PAISLEY (). Cet homme n'a peur de rien et respire la sérénité. Il l'a encore prouvé hier lorsque, dernier défenseur face à deux Monégasques, il n'a pas hésité à faire un passement de jambes pour s'en sortir (25e). Encore une fois indispensable. DOS SANTOS (). Pas vraiment inquiet en première mi-temps, où il a rapidement pris la mesure d'Almiron, le latéral a tenté de participer au jeu offensif. En offrant notamment un bon centre à Fanchone, qui aurait mérité meilleur sort (53e). JOHANSEN (). Quand il a la balle dans les pieds, difficile de lui enlever, à moins de faire faute. Et quand il ne l'a pas, il la récupère. Hier soir, le Colmarien a encore été bon, en ne ratant que très rarement ses passes, malgré le traitement de choc infligé par les défenseurs monégasques. LACOUR (). Le capitaine a avalé des kilomètres hier soir et a effectué du bon boulot, tant offensif que défensif, en coupant comme il pouvait les relances monégasques. FANCHONE (). Volontaire et très technique, l'ailier s'est toutefois montré un peu trop brouillon et ses passes n'ont pas trouvé preneur en début de match. Du mieux en seconde période, comme ce centre au cordeau pour Gameiro (47e) ou cette tête qui passe juste à côté (53e). GAMEIRO (). Positionné juste derrière Renteria, le jeune attaquant n'a pas ménagé ses efforts pour donner de bons ballons à ses trois compère en attaque, grâce à des combinaisons intéressantes. Dommage qu'il soit un poil trop juste à la 47e, face à Roma. MOULOUNGUI (). Une première accélération intéressante a montré qu'il était entré dans le match avec de bonnes intentions. Mais faire la différence dans le couloir ne suffit pas, encore faut-il réussir ses centres et ses passes. Et là, ça coince, c'est le moins qu'on puisse dire. RENTERIA (). Plus altruiste, plus impliqué dans le jeu que d'habitude, le Colombien a montré de la bonne volonté. Notamment lors d'un « une-deux » avec Gameiro qui aurait pu aller au bout (45e). Mais à l'image des autres attaquants strasbourgeois, il n'a pas proposé beaucoup de solutions dans la surface, en étant trop statique.
Barbara Schuster Édition du Dim 6 avril 2008
Le Racing au bord du précipice
Trois points de pris sur vingt et un. C'est le bilan calamiteux des Strasbourgeois lors de leurs sept derniers matchs de L1. Pire, après la défaite à Paris (1-0) mercredi, ils restent sur quatre revers d'affilée. Leur avance sur la zone de relégation n'est que d'un point. Pourtant, Jean-Marc Furlan refuse de dramatiser la situation. « Nous sommes tombés sur un très bon Paris-SG. La victoire en Coupe de la Ligue leur a donné de la confiance supplémentaire, explique le manager général. Cela dit, je suis très satisfait du comportement de mes joueurs. Nous avons joué sur notre valeur. Malheureusement, nous n'avons pas suffisamment pesé offensivement pour obtenir un meilleur résultat. Il est important, en cette fin de saison difficile pour tout le monde, que nous restions très unis, très volontaires, très courageux. »
Les Ciel et Blanc (16es) ont en effet montré de belles choses au Parc des Princes. Mais à sept matchs de la fin de saison et à la veille de recevoir Monaco (15e), demain soir (20 h) à la Meinau, le temps presse. Face aux joueurs de la Principauté, qui pointent deux longueurs plus haut au classement, le Racing n'a plus le droit à l'erreur. Il devra battre l'ASM pour dépasser son adversaire du jour et surtout se donner de l'air. « La situation est très préoccupante, reconnaît l'arrière gauche Manuel Dos Santos. On se retrouve à quatre équipes pour lutter pour le maintien jusqu'au bout. Il reste sept matchs et beaucoup de points à prendre. Notre salut passe par une victoire ce samedi. »
Jérôme Sillon - ©2008 20 minutes
Le Racing compte sur l'intégrité des arbitres
En plein débat sur l'arbitrage, relancé par les erreurs d'Eric Poulat lors de Bordeaux-Nancy (2-1) samedi dernier, les dirigeants strasbourgeois espèrent ne pas avoir à pâtir d'un éventuel favoritisme pour le PSG, ce soir. « Ce que l'on craint le plus, c'est la responsabilité du trio arbitral. L'homme va toujours vers son instinct de sécurité, explique le manager général Jean-Marc Furlan. Or toute la France souhaite que Paris garde sa place en Ligue 1. Moi aussi, mais à condition que ça reste sportif. » Son président n'a pas oublié que le Racing a déjà été désavantagé à Lyon ou à Bordeaux. « Lors d'un match serré, une décision d'arbitrage peut faire pencher le sort de la rencontre, rappelle Philippe Ginestet. Dans un contexte qui sera tendu au regard du classement des deux équipes, il faudra que le trio arbitral fasse preuve de sérénité. »
J. S. - ©2008 20 minutes
Le Racing doit éviter le faux pas contre le Losc Depuis début janvier, les Strasbourgeois ont déjà concédé quatre défaites au stade de la Meinau, dont trois en Ligue 1. Les coéquipiers de Rodrigo, 15es avec seulement 3 points d'avance sur le premier relégable, reçoivent Lille (7e), samedi à 20 h, lors de la 30e journée de L1. « A domicile, nous n'avons plus le droit à l'erreur, lance le capitaine strasbourgeois. Si on ne gagne pas, on ne doit pas perdre. » Une allusion au match contre Metz où, revenus à 2-2, les Racingmen ont perdu, à trop vouloir gagner, le point du nul. Avec 15 nuls en Ligue 1 depuis le début de la saison, le partage des points est devenu une spécialité lilloise. Mais le Losc reste sur deux victoires et n'a perdu qu'une de ses 12 dernières rencontres de championnat. « Ils montent en puissance après un début de saison loin de leurs attentes », analyse le milieu brésilien. Préoccupé par la situation précaire du Racing, Rodrigo appelle donc à plus de concentration. « Il faut retrouver un esprit de compétiteur. Cette hargne et ce sang-froid qui nous feront gagner des matchs. »
Laurent Bischoff - ©2008 20 minutes Jean-Marc Furlan: « J'avais envie d'aventure, je suis servi ! »
Toujours à la lutte pour le maitien, le Racing se déplace samedi à Bordeaux, une rencontre spéciale pour Jean-Marc Furlan, toujours très attaché aux Girondins.
Dimanche, Strasbourg (15e) se déplace à Bordeaux (2e) lors de la 29e journée de Ligue 1. Dans quel état d'esprit sera le Girondin de naissance que vous êtes ?
C'est toujours un match spécial pour moi. Je suis déjà retourné deux fois au stade Chaban-Delmas avec Troyes et à chaque fois c'était très douloureux. On avait bien joué mais sans un bon résultat au bout. Ce n'est pas un déplacement que j'aime beaucoup, parce que j'ai envie de me présenter avec une équipe qui flambe. Mais avec l'expérience et la répétition de ces déplacements, je pense que ce sentiment s'estompera au fil des ans.
Quels liens vous unissent au club bordelais ?
C'est le club de mon coeur. Comme le disait Mathieu Chalmé, que j'ai entraîné à Libourne, « tu as le scapulaire tatoué sur le coeur quand tu viens de Bordeaux. » J'y ai été formé, j'y ai débuté en pros et j'y ai passé des moments merveilleux. Contrairement au Racing, qui est une institution à laquelle les Alsaciens s'identifient, les Girondins sont comme une franc-maçonnerie. C'est un club très fermé, qui vit en vase clos. Il y a beaucoup de solidarité entre les gens, ce qui permet d'éviter les vagues. C'est un long fleuve tranquille.
L'été dernier, vous aviez été contacté par les Girondins pour succéder à Ricardo. Pourquoi cela ne s'était-il pas fait ?
Parce que la proposition bordelaise était arrivée 48 heures trop tard. En plus, je n'avais jamais imaginé y retourner si vite. C'est comme quand tu quittes une femme. Tu tournes la page. J'avais envie d'aventure. Et à Strasbourg, je suis servi ! Tout le monde me disait que je ne réussirais jamais en Alsace. Moi je dis que si. C'est un défi et un enrichissement personnel, même si ça peut mettre en péril ma carrière si on descend en fin de saison.
Pour combien de temps vous voyez-vous au Racing?
Je suis prêt à rester dix ans ici, mais je peux partir demain. Je me plais beaucoup en Alsace, mais le Racing, c'est compliqué. Les gens se font une mauvaise idée du club. Il a pris un retard incommensurable sur les autres, ce qui nous met en danger chaque semaine. Si le centre de formation fonctionne bien, à tous les autres niveaux (structurel, financier, sportif, marketing), on est très, très en retard. Je n'ouvre pas le parapluie. C'est la réalité. Si on n'est pas d'accord avec ce discours, je me retire. Inutile de se fâcher.
Strasbourg est-il condamné à jouer le maintien ?
Mon job, c'est de pérenniser le Racing en Ligue 1. Je dis souvent au président [Philippe Ginestet] : « Cette saison, on va se maintenir, mais l'an prochain on vivra le même combat. » J'espère mettre un projet global en place et qu'on s'y tienne. Mais ça va prendre trois ou quatre ans pour progresser à tous les niveaux.
François Nascimbeni AFP/Archives ¦ Jean-Marc Furlan (G) le 14 mai 2005 à Troyes
Recueilli par Jérôme Sillon
20 Minutes, éditions du 13/03/2008
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