Virée dans le Beaujolais pour une 1ère victoire à l’extérieur

Ce samedi 15 septembre comptera et l’on s’apercevra dans les prochaines semaines combien cette victoire aura influé sur le moral de nos joueurs. Ce fut et de loin le match le plus abouti de cette saison. Les supporters n’ont pratiquement jamais tremblé dans cette rencontre tant notre équipe était souveraine dans sa façon de jouer. L’équipe toute entière a évolué de façon sereine et intelligente. Sur l’échiqier, il nous manquait un pion essentiel mais avec la venue de Stéphane NORO, les responsables strasbourgeois ont gommé cette absence et l’ensemble de l’équipe s’est bonifié. Voilà le chef d’orchestre qui faisait défaut depuis le début du championnat. Avec une telle recrue, notre équipe n’en sera que plus dangereuse pour ses futurs adversaires.

Départ du parking du Trèfle à Dorlisheim à 10h15, la petite troupe s’apprête à vivre une folle journée. Une fille et quatre types (ça ne vous rappelle rien?….Céline Dion…) qui prennent la direction de Lyon. Nous commençons à avoir l’habitude d’emprunter ce chemin et d’ici la fin du championnat (Chasselay, Yzeure, Montceau), nous le connaîtrons par coeur. Notre GPS avec ses sautes d’humeur, n’est-ce pas Titi, nous fera même faire quelques détours. Plus nous nous rapprochons de Lyon, plus notre groupie régionale, Marie -Agathe, en raffole pour son…. pianiste (groupie du pianiste…Michel Berger) mais non son….chouchou (Yoann Gourcuff). Repas de midi à l’ombre des parasols (oui, oui, on se serait cru en plein été) sur l’aire de Saint-Ambreuil, à hauteur de Lons-le-Saunier. En partant, nous tombons sur un groupe de supportices….sochaliennes qui vont rejoindre Geoffroy-Guichard. Echanges d’amabilités et chapeau à ces dames de rester fidèles à leurs couleurs à leur âge. Je leur souhaite bonne chance et….les Jaunes ramèneront leur 1ère victoire à l’extérieur de St Etienne.

Regonflés à bloc, nous nous apprêtons à avaler les derniers kilomètres. Discussions passionnés autour des sujets d’actualités du RACING de ces derniers jours, nous entrevoyons petit à petit notre destination rhodanienne. Au concours des pronostics, tous voient notre RACING l’emporter, personnellement je les vois gagner 3-1 avec un doublé de Ledy. A une trentaine de kilomètres, nous croisons une voiture du journal l’Alsace avec au volant….Stéphane Godin. Nous ferons le restant du chemin ensemble pour nous retrouver devant le stade Armand Chouffet de Villefranche-sur-Saône, capitale du Beaujolais. Une heure et demi avant la rencontre, nous faisons connaissance avec quelques Strasbourgeois venus eux-aussi en voiture.

Le bus des joueurs les dépose à l’entrée du stade et chacun viendra nous saluer avant de reconnaître la pelouse. On les sent concentrés mais confiants. Les stadiers nous indiquent notre carré réservé dans la tribune assise, le bas pour le car des supporters strasbourgeois et le haut pour les autres. Ici ce qui frappe c’est cette absence de pression, bien sûr un résultat positif contre Strasbourg serait bien accueilli mais ce que l’on aimerait surtout c’est d’abord assurer sa place dans ce championnat. Ceux qui ont pu rencontrer hier l’entraîneur, Patrick Paillot, ex-joueur de l’OL durant les années 1974-1980 peuvent en témoigner. Sa philosophie de jeu: se faire respecter à domicile. Il faut faire du jeu et s’attacher à construire, être très solides et concentrés. Les gars doivent se parler et communiquer, prendre plaisir et transmettre ce plaisir au public. Il faut faire revenir les spectateurs en mouillant, en alliant spectacle et résultats. Des principes de bon sens qui se vérifieront au cours du match.

Dès l’entrée des « supporters » strasbourgeois dans les travées, une phrase: Lyonnais enc..lés, répétée plusieurs fois, nous met mal à l’aise. Pourquoi, de suite des propos orduriers à l’encontre de ceux qui vous accueillent. « Le plus souvent la bêtise est soeur de la méchanceté » disait Sophocle. Les chants des supporters peuvent être tellement beaux mais également tellement stupides.

La meilleure façon de mettre la pression sur l’adversaire c’est de l’assommer en lui claquant un but dans les premières minutes. Là le gardien calladois, Ndjalkonog, nous a sacrément simplifié le problème. Notre attaquant vedette de l’an dernier, David Ledy, pouvait enfin lever les bras au ciel et savourer sa réussite. Lui qui gambergeait un peu avait retrouvé le sourire. Ce scénario rêvé en place, l’adversaire en prend un coup au moral et soit vous en profitez pour essayer d’en marquer un deuxième, soit vous vous retranchez dans votre camp. Le RACING possède des joueurs qui savent garder le ballon et des récupérateurs hors pair. Le trio Sichi, Ursch et Coulibaly, abattait un travail colossal pour la reconquête du ballon. Les Caladois ne baissaient pas les bras et une faute inutile de Donzelot allait les remettre en selle. Leur excellent et remuant attaquant Ras déposait le ballon sur le crâne d’Ogier qui convertissait en but une si belle offrande.1-1, souvent dans ces instants difficiles, le caractère de l’équipe se révèle.

Le RACING va repartir de plus belle et cinq minutes à peine après l’égalisation, asséner un second coup. Noro qui jusqu’ici distribuait parfaitement le jeu et perdait un minimum de ballons, ne s’en contenta pas. Un geste technique pour s’ouvrir le chemin du but adverse, un tir croisé imparable et le RACING reprenait l’avantage. La mi-temps intervint sur ce score de 1-2 en faveur des Alsaciens.

En seconde mi-temps, pendant vingt bonnes minutes, toujours ce travail de sape de notre milieu de terrain. Certes les locaux ne restèrent pas inactifs mais jamais on ne tremblera pour notre gardien Duki. Puis nouvelle passe lumineuse de Noro vers Ledy qui rentra dans la surface où Ogier le retient par le maillot. Ledy transforme imparablement la sanction suprême. Doublé pour lui  et une confortable avance pour les dernières 25 minutes. Les Caladois essayèrent bien de se révolter mais l’équipe en face était trop bien organisée pour se laisser surprendre. Les longues minutes du temps additionnel s’égrenèrent et un but à l’ultime seconde de Chevalier n’y changera rien. 2-3 pour le RACING (dommage pour mon pronostic), les joueurs pouvaient se congratuler.

Au sortir des vestiaires, des visages radieux sauf Coulibaly qui boitait bas. Le RACING a su rendre le match facile et remporter une victoire sans l’ombre d’un doute. Une telle prestation est de très bonne augure pour la suite. Nos joueurs restent invaincus et leur prochaine sortie à domicile contre Montceau (sans Donzelot suspendu) très attendue.

Le chemin du retour était des plus joyeux, incroyable l’effet d’une victoire sur les supporters. Nul doute que le prochain déplacement le dimanche 7 octobre à Chasselay, toujours dans les environs de Lyon, nous espérons revivre des moments d’une telle intensité. C’est tout le mal que nous nous souhaitons en arrivant à 2 heures du matin à notre point de départ.

 

 

2 thoughts on “Virée dans le Beaujolais pour une 1ère victoire à l’extérieur

  1. ke dire Pierre,tjr aussi magnifique que parfait tes articles….Bravo a toi et continu insis de nous faire revivre le match rien k’en te lisant.Bravo Bisous Pierre

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