Le Racing tient la dragée haute à Sedan mais est éliminé par le CSSA, 0-1.

Ce fut dur à la Meinau hier soir mais l’essentiel est là: le Club Sportif Sedan Ardennes sera présent au 32ème de finale de la Coupe de France.

Les Strasbourgeois ont vendu chèrement leur peau et auraient mérité mieux à l’issue d’une partie où leur manque d’efficacité a été trop cruel.

Sur cette rencontre, les Strasbourgeois peuvent avoir énormément de regrets. Un but un brin chanceux, après seulement 12 minutes, pour les Sedanais, une expulsion évitable mais justifiée, mais qui fait que le Racing a évolué à 10 contre 11 pendant 3/4 du match, une seconde mi-temps héroïque avec pas moins de 5, 6 occasions franches, d’où le sentiment d’une élimination quelque peu imméritée pour nos Bleus. Ce match là peut être le match référence que notre coach, François KELLER, attend depuis un certain temps. Si pour la suite du championnat, notre équipe fait preuve d’autant de dynamisme, les résultats positifs devraient très rapidement être à nouveau au rendez-vous.

Avant le début de la partie, les 6 954 spectateurs présents, ceux qui ont préféré rester bien au chaud derrière leur télévision ont pour une fois eu tort de ne pas se déplacer, ont appris l’élimination des SR Colmar par Pontarlier par 6 tirs au but à 5, après prolongation; celle de St Louis Neuweg par Epinal (1-3) et le FC Mulhouse en fâcheuse posture à Montceau. A ce moment-là, on pouvait se poser la question: la ligue d’Alsace aura-t-elle encore un représentant au 32ème de finale de Coupe de France?

François KELLER décide d’aligner Gauthier PINAUD en lieu et place de Pacho DONZELOT, suspendu. Gauthier s’acquitta bien de sa tâche avec beaucoup d’engagement et de sérieux dans le replacement. La paire MODESTE-SIKIMIC est reconduite d’où la position plus avancée de Ludo GOLLIARD et le remplacement de Stéphane NORO par Benjamin GENGHINI.

 

Les premières minutes voient une équipe du Racing appliquée et qui essaie de répliquer aux dangereuses contre-attaques des Verts sedanais. Les attaquants, LEDY et PERRIN n’hésitent pas à revenir en arrière donner un coup de main à leurs défenseurs. Anthony SICHI se signale par des centres dangereux et à la 9′, PERRIN en embuscade est tout près de reprendre un centre bien ajusté. A la 11′, une balle dégagée plein axe par nos défenseurs atterrit dans les pieds de Jamel AIT BEN IDIR qui d’un tir tendu bat DUKI sur une de ses premières interventions. Dommage que la main pas assez ferme de Ziman n’ait pu repousser le tir. 0-1, dommage pour notre équipe qui ne méritait pas ce coup du sort. Mais quatre minutes plus tard, action assez anodine près de la ligne médiane. Faute d’un Sedanais non sifflée par l’arbitre, M ROUINSARD, Abdou COULIBALY tacle les deux pieds décollés et le buteur sedanais s’écroule. Des palabres s’en suivent, Habib BELLAID vient vers le banc de touche strasbourgeois, on ne sait pas trop pourquoi. Le mileu de terrain est évacué sur une civière et l’arbitre sort le carton rouge pour Coulibaly.

Sur l’action en question, plusieurs remarques. Le tacle, les deux pieds décollés, méritait la sanction suprême, Laurent FOURNIER, nouveau consultant sur Eurosport, nous avouera à la fin de la partie « que la sanction était totalement justifiée ». Soit, MAIS, pourquoi l’arbitre à quelques mètres de l’action a-t-il ommis de siffler juste avant la faute d’un Sedanais? François KELLER donnera lui aussi son sentiment au sortir des vestiaires: »Carton rouge justifié mais il aurait pu être évité si l’arbitre avait sanctionné la faute commise au préalable sur COULIBALY dont le tacle est un tacle de frustration. Pour cela, il faut sentir le foot… »Bien vu François. A la fin de la partie, Habib BELLAID, dès sa sortie du terrain, nous confie: »C’est pratiquement acquis, le gars a une fracture ». Un peu plus tard, surprise quand nous apprenons qu’il y avait plus de peur que de mal pour le milieu de terrain du CSSA qui après un contrôle radio ne souffre que d’une grosse contusion. Il a pu reprendre le chemin du retour avec ses partenaires. Tant mieux dirons-nous. M l’arbitre et son arbitre assistant sur cette action en venant réprimander fortement  le banc strasbourgeois et Sébastien ROI, en particulier, étaient pour le moins peu inspirés.

Deux frappes d’Emmanuel KONE (21′ et 34′) seront captées par DUKI. A la 32′, beaucoup de glissades sur un centre de Christian KINKELA FUANDA, personne à la réception de son centre. Damien MARCQ verra lui aussi jaune, à la 34′, pour une faute dur LEDY. A la 38′, GENGHINI donne en profondeur à LEDY qui hésite un peu et voit sa frappe mourir légèrement au-dessus de la transversale de Florent PERRAUD, l’ancien Colmarien.

La mi-temps intervient sur le score de 1-0 pour les Sangliers ardennais mais le Racing est loin d’avoir été ridicule devant le pensionnaire de Ligue 2. Espérons qu’en seconde mi-temps, il retrouve son efficacité qui lui fait tellement défaut ces derniers temps.

Cette seconde mi-temps, voit des Strasbourgeois revenir avec le mors aux dents. Les actions sont nettement plus tranchantes bien que l’équipe évolue avec un joueur en moins. Le Racing va nettement dominer des Sedanais dont la place au classement de cette Ligue 2 ne semble guère usurpée. A la 59′, action dangereuse de GENGHINI qui voit son coup de tête à bout portant repoussé par PERRAUD.

                                                                                                                                                   

 

 

 

Deux minutes plus tard, SIKIMIC qui monte de plus en plus, hérite du ballon à l’entrée de la surface, frappe puisamment …quelques centimètres à côté. Minute suivante, sur un coup franc botté par SICHI, LEDY met sa tête sur PERRAUD, tout heureux de cueillir le ballon. A la 65′, PERRIN se démène comme un diable pour arracher le ballon l’adresse en retrait à GOLLIARD dont le tir puissant est contré. 67′, encore une action tranchante de LEDY mais encore une fois, la cible se dérobe.

 

A ce moment du match, le Racing méritait cent fois de revenir à la marque et le score ne reflétait plus du tout la physionomie de ce match. François KELLER dira plus tard: »C’est à l’image de la saison où l’on parvient à enflammer les matchs, à se créer des occasions, mais sans les concrétiser ». Le temps filait et le dernier quart d’heure vit l’entrée en jeu de BENCHENANE et NORO en lieu et place de PERRIN et GENGHINI. Le Racing se ruait à l’attaque et plusieurs situations périlleuses  de contre à 3 voire 4 contre 1 seront plutôt mal gérées par les Sedanais. Habib BELLAID ne sera guère tendre avec certains de ses équipiers qu’il ira jusqu’à traiter de « danseuses » à l’issue de la rencontre. Strasbourg va pousser, pousser mais rien n’y fit. Une dernière tentative de MODESTE qu’un grand nombre de spectateurs vit au fond de la cage de PERRAUD s’en va mourir dans les nuages. Et alors que l’arbitre refusa de donner un dernier corner aux Blancs de Strasbourg ce qui lui valut une bronca à la sortie, la partie s’achève sur ce score très, très frustrant de 1-0 pour les Sedanais.

 

 

 

Habib BELLAID, à la sortie du terrain: »J’ai essayé de ne pas trop tomber dans l’émotion parce que ça restait un match important pour mon équipe. On reste sur une très mauvaise série et il faut que l’on entamme une grosse, grosse série, pour nous en sortir. On commence de la meilleure des manières par une victoire, ce soir. C’était certes pas très flamboyant mais il va falloir se faire violence pour changer le cours des choses. Bien sûr, qu’on s’est fait peur en seconde période et eux ils ont fait très très belle impression. Ils ont été très dangereux et heureusement que notre gardien était dans un bon soir. On a bien géré leurs centres, ils ont fait un très bon match et ils ont manqué de chance à certaines occasions. Je suis déçu pour le Racing mais content pour nous car cette victoire c’est une véritable bouffée d’oxygène pour nous ».

 

Laurent FOURNIER: « Le Racing a bien démarré la rencontre. Le carton est mérité, il ne doit jamais commettre une pareille erreur. La seconde mi-temps du Racing a été exceptionnelle, beaucoup de bonnes actions, du beau jeu vers l’avant. Dommage cependant que le Racing a manqué de vista, de méchanceté devant le but, ils auraient pu gagner ce match. Et maintenant, il va falloir jouer en championnat avec le même état d’esprit que celui manifesté en seconde mi-temps. Il faut y croire, moi je pense qu’ils peuvent y arriver ». Et à la dernière question: « Et toi, qu’est-ce que tu deviens? », la réponse fuse avec un gros éclat de rire  » Pour le moment rien, j’attends.. »

 

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