Un bien pâle Racing ramène le nul contre l’UJA, 1-1

Cette fois-ci, les suiveurs habituels du Racing étaient confiants. Tout autre résultat que la victoire s’apparenterait à une grosse désillusion. Cette rencontre à Créteil, rien que pour trouver le Parc Interdépartemental des Sports, une véritable galère!!!, une très, très grosse déception. Et pourtant, contrairement aux dernières sorties à l’extérieur, le Racing a jeté de suite toutes ses forces dans la bataille. Malgré l’ouverture rapide du score par NORO, le jeu de notre équipe s’est rapidement liquéfié. A n’y rien comprendre. L’état de la pelouse ne pouvait à elle seule expliquer toutes les maladresses entrevues. Dommage car le Racing a laissé échapper une bien belle occasion de revenir sur le leader, Grenoble. Le gros gagnant de cette journée, le FC Mulhouse, qui est allé battre Montceau sur son terrain, 2-0, et qui peut faire un mini-break, ce mercredi, en allant chez son voisin Belfort, pour jouer son match en retard. Une équipe de Belfort qui pointe à l’avant dernière place du groupe…

L'équipe de l'UJA Maccabi Paris opposée au Racing

L’équipe de l’UJA Maccabi Paris opposée au Racing

Pourtant cette équipe du Maccabi, au moment de fouler la pelouse pour l’échauffement, venait de connaître un drôle d’avant-match. Ecoutez plutôt. Trois mois après le « départ volontaire de l’entraîneur Christophe TAINE », un autre entraîneur claque la porte du club, né d’une fusion cet été ( l’UJA rattachée à Alfortville, dans le Val-de-Marne, et de souche armélienne et le Maccabi Paris, d’origine juive). Emmanuel SOULOY, 38 ans, arrivé en décembre dernier, le coach ujaïste a décidé, de rendre son tablier dans des conditions surréalistes, à quelques heures du match très important pour le maintien face à Strasbourg. Un joueur témoin de la scène nous rapporte:  » Deux joueurs ( Mbili KIMBEMBE et Tiemoko DIARRA) étaient en retard à midi pour notre déjeuner au restaurant du vice-président Gilles BAUDU, situé à Alfortville. Mais ces deux retards étaient validés par notre entraîneur car l’un travaillait et l’autre avait des obligations familiales. Gilles BAUDU a alors interpellé Manu SOULOY en lui indiquant que s’il était coach à sa place, cela ne se passerait pas comme ça ». Remis en cause ouvertement devant l’ensemble de son groupe sans aucune raison valable selon lui, Manu SOULOY décide alors de quitter le restaurant sur-le-champ en annonçant qu’il démissionne. Puis le futur ex-entraîneur appelle son président ( Pascal LALOUX) pour l’avertir de sa décision. Ce dernier tente de retenir SOULOY, accompagné d’un de ses adjoints, en lui demandant une période de réflexion. En vain. « Avec le club, j’ai une divergence au niveau de la gestion humaine, déclare SOULOY. Pour moi , le respect des hommes reste une priorité ». L’intéressé ne souhaite pas s’étendre davantage sur le sujet. Drôle de préparation pour un match aussi décisif.

Du côté du Racing, on s’aperçoit à la lecture de la feuille de match, que François KELLER fait confiance au même onze de départ que contre Chasselay. Milo SIKIMIC, quitte assez rapidement ses camarades à l’échauffement pour ….changer de chaussures en maugréant sur l’état de la pelouse, « une véritable catastrophe » selon ses dires. Côté affluence, une misère, « ici personne ne s’intéresse à ce club » nous avoue un passionné de foot, selon ses dires, qui a pris place à nos côtés. « Vous venez de Strasbourg, nous demande-t-il. Une drôle de galère dans laquelle vous vous retrouvez. Moi aujourd’hui, à 70 ans passés, je me suis déplacé pour voir votre équipe, qui je l’espère va monter en National l’an prochain ». Puisse-t-il avoir raison ce brave homme. L’arrivée du car strasbourgeois double de suite le nombre de spectateurs. Avec un budget de fonctionnement compris entre 60 000 et 80 000 euros, on comprend que ce club ne puisse faire des miracles et court après un maintien compliqué. Et l’UJA ne pense pas s’offrir une grosse bouffée d’oxygène contre la grosse écurie strasbourgeoise de ce jour.

L'équipe du Racing alignée à CRETEIL

L’équipe du Racing alignée à CRETEIL

Les Blancs ( le Racing) rentrent bien dans ce match. Mais gare aux rapides attaquants parisiens, vêtus de noir, qui se jettent rapidement en attaque surtout par leur numéro 10, Jérémie DOMINIQUE, qui très souvent grille la politesse à Vincent GUIGNERY. A la 8′, belle frappe de Kévin ZONZON, à la réception d’un centre, sur le but de Guillaume GAUCLIN. A la 12′, les supporters strasbourgeois croient à l’ouverture du score des leurs. Julien PERRIN, lance bien dans la profondeur, son ailier Yann BENEDICK. Ce dernier s’avance vers le but de Sullivan JOUS, adresse un tir puissant…sur la base du montant gauche.

 

Dommage car avec une telle entrée en matière, la face du match aurait été tout autre. « Si nous marquons à ce moment, le match aurait été tout autre » nous avouera François KELLER, à l’issue de la rencontre.

Puis deux corners mal gérés par les Blancs, avant une belle action amorcée par Juju (Julien PERRIN) vers Gauthier PINAUD dont le centre en retrait est malheureusement écarté. Dans la foulée, premier carton mérité pour GUIGNERY, une fois de plus pris de vitesse et qui n’a d’autre solution que de retenir DOMINIQUE, par le maillot. Mais à la 23′, le bon début de match des Strasbourgeois sera concrétisé par l’ouverture du score par NORO. Une fois de plus, Juju s’engouffre dans la défense parisienne et adresse un excellent centre en retrait sur lequel se jettent Yann BENEDICK et Daouda KONATE. Le centre atterrit dans les pieds de Stéphane NORO qui contrôle la balle avant d’adresser une frappe puissante et précise qui secoue les filets de JOUS, impuissant sur cette très belle frappe.

Le match sera interrompu plusieurs minutes, le temps d’emmener sur une civière, Daouda KONATE, touché dans le contact avec BENEDICK.

Puis la rencontre sombre dans une sorte de léthargie que l’on a du mal à s’expliquer. Le Racing avait fait le plus difficile en ouvrant la marque. Pourquoi cette subite peur qui a poussé les joueurs à se replier en défense. La partie a perdu en intensité et on a très peu d’actions dignes de ce nom à narrer. 37′: Guimba MACALOU s’échappe et adresse un tir puissant que GAUCLIN détourne.

 

Mais à la 40′, les locaux vont revenir à la marque. Une nouvelle fois, un scénario connu dans ce match, GUIGNERY est battu en vitesse pure sur un repli défensif, DOMINIQUE se présente seul face à GAUCLIN qui n’a pas la main assez ferme pour repousser le tir de l’attaquant parisien. 1-1 à quelques minutes de la mi-temps, on sent des Strasbourgeois plutôt désemparés par la tournure de la rencontre. Comme dit leur coach: « Il nous manque d’être tueur. On a joué pour ne plus prendre de but alors qu’on aurait dû tout faire pour marquer le deuxième ». Bien vu, François KELLER.

La mi-temps intervient sur ce score de parité, 1-1, qui laisse les supporters alsaciens présents sur leur faim. Une bonne nouvelle, Grenoble qui menait 1-0 à Sochaux a été rejoint et dépassé. La réserve sochalienne l’emporte finalement de même qu’Yzeure qui bat facilement, 3-0, Villefranche.

La partie reprend et c’est tout naturellement Pacho DONZELOT qui prend la place de GUIGNERY. Le 1er quart d’heure est assez terne, les deux équipes cherchant essentiellement à se neutraliser. A la 59′, grossière faute de Matthieu BEMBA sur Yann BENEDICK. Puis très certainement le tournant du match peu après l’heure de jeu. Gauthier PINAUD et Tiemoko DIARRA sont à la lutte pour la conquête du ballon dans la surface. L’arbitre qui depuis un bon moment, n’avait pas daigné sifflé quelques fautes grossières des Parisiens, n’hésita pas un seul instant et désigne le point de pénalty. Sanction très sévère pour les Strasbourgeois.

Moriba TRAORE pose sa balle et l’expédie….dans les nuages. Ce n’est que justice doivent se dire les supporters du Racing à cet instant.

François KELLER, n’a nulle envie de se contenter de ce nul et lance un attaquant supplémentaire, Robin BINDER, à la place de Martin THOMAS. En face,Karim GHAZY prend la place de Sébastien Le Neun. 74′: occasion en or pour notre ailier Yann BENEDICK. Bien servi par NORO, il s’engouffre dans la défense parisienne, et alors que tous les spectateurs s’attendent à une patate de l’Alsacien, ce dernier….tente la passe vers le point de pénalty. Mais pourquoi diable, n’a-t-il tenté la frappe? Saïdou SOW le remplace quelques instants plus tard et Lamine CAMARA supplée Matthieu BEMBA. 80′: très belle attaque du duo SABO-BINDER, plusieurs contres mais Sullivan JOUS aura le dernier mot. Mais le Racing va encore hériter d’une belle occasion, à deux minutes de la fin du temps réglementaire. Un énième coup franc des 30m est tiré par Stéphane NORO, Sullivan JOUS fait la bourde du match.

 

Il trébuche, la balle rebondit sur son ventre et alors qu’aucun Strasbourgeois ne l’a ne serait-ce qu’effleuré, l’arbitre ….siffle une faute inexistante des Blancs. Monsieur Sébastien BUTAULT n’aura rien fait pour s’offrir une sortie honorable.

Le temps additionnel est enclenché mais les dernières velléités strasbourgeoises ne changeront plus rien. L’arbitre siffle et va quitter la pelouse sous les huées des supporters strasbourgeois qui n’ont guère goûté ses innombrables erreurs ainsi que les errements de son arbitre assistant côté tribune. Ce score nul n’arrange finalement aucune des équipes, l’une dans sa lutte pour la montée et l’autre pour ne pas descendre. Le Racing laisse une fois de plus des plumes dans une rencontre qu’il se devait de remporter.

Composition des équipes:

UJA Paris: Jous – Youan, Konats, Le Neun, Kimbembe – Macalou, Bemba, Zonzon, Diarra – Domoinique, Traoré

Racing: Gauclin – Pinaud, Guignery, Modeste, Sikimic – Golliard, Martin, Noro, Sabo – Perrin, Bénédick

Entretien avec Ali MATHLOUTI

Ali tout heureux de revoir ses copains

Ali tout heureux de revoir ses copains

Celui qui se retrouve actuellement sans club, a bien voulu nous livrer son analyse de la rencontre:  » Ca me fait plaisir de revoir des amis, des copains. Ce n’est pas la première rencontre de mes anciens camarades que j’ai vu ces derniers temps. Ils rentrent bien dans cette partie, marquent rapidement mais se font piéger sur l’égalisation. Le résultat me laisse sur ma faim bien que j’estime la victoire avoir été à notre portée. L’état déplorable du terrain ne nous a permis de développer notre jeu de passes. Dommage mais rien n’est joué, de nombreux points restent en jeu, il faut y croire. Le suspense reste entier jusqu’à la dernière rencontre. »

 

 

 

                     Clubs  Pts   J   G   N   P   Bp   Bc Diff
1.- Grenoble Foot 38  64  25  10   10   5   42   22 + 20
2.- Football Club Mulhouse  63  22  12    5   5   37   26 + 11
3.- Racing Club Strasbourg Alsace  63  24  10    9   5   30   20 + 10    
4.- AS Moulins Football 03 Auvergne  62  24  10    8   6   37   27 + 10
5.- AS Lyon Duchère  62  24  10    8   6   31   23 +   8
6.- Jura Sud Foot  60  25    8  11   6   26   25 +   1
7.- US Raon l’Etape  57  22    9    8   5   33   25 +   8
8.- AS Yzeure  57  24    9    6   9   28   24 +   4
9.- FC Montceau Bourgogne  57  25    9    5 11      22   29 –    7  
10.- Paris Saint Germain 2  56  23    8    9   6   34   32 +   2
11.- FC Villefranche Beaujolais  55  25    7    9   9   29   33 –    4
12.- Chasselay Monts d’Or Azergues  53  24    9    2  13   31   37 –    6
13.- AS Nancy Lorraine 2  53  25    7    7  11   34   36 –    2
14.- AJ Auxerre 2  52  25    6    9  10     19   23 –    4
15.- FC Sochaux Montbéliard 2  49  23    6    8    9   12   19 –    7
16.- UJA Maccabi Paris  46  23    4  11    8   13   20 –    7
17.- ASM Belfort  43  21    5    7   9   21   24 –    3
18.- US Sarre-Union  43  22    5    6 11   12    34 – 22

 

 

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